2019 – 2020

Par la peau

A tous les étages, chez Nancy Huston, du 17 au 24 septembre 2019

Qui pourrait déterminer le point où la volupté devient un mal

et celui où le mal est encore de la volupté ?

La peau de chagrin – Honoré de Balzac

Peau d’Hase

À l’enfant qui nous garde

du 28 novembre 2019 au 20 janvier 2020 – Maternité Natecia, Lyon (69)

L’exposition s’est bâtie à la suite de plusieurs semaines d’une résidence passées dans une maternité lyonnaise. Entre les couloirs silencieux habités par des pères désœuvrés et inquiets, des mères toutes neuves, des soignantes dévouées ou usées. Des médecins vifs ou arrogants. Des portraits de doudous et des bébés d’argile se sont invités près de ceux des soignants et patientes. Ils se marrent, se moquent. L’ironie évacue le risque de la candeur, de la mièvrerie, ou du blues qui se pointe dès que l’on représente un humain nouveau-né. Quant à la Piéta, elle n’est jamais loin. Les loups non plus.


Griffonneries

du 11 octobre au 16 novembre 2019 à Galerie JJ Hofstetter, Fribourg (Suisse)

Où es-tu loup, y es-tu ? J’enfile mes yeux, je remets le noir, une touche d’anthracite, le blanc, l’ocre, le vert. Tu t’ennuies donc un peu ? Je m’ennuie donc un peu, je contemple la vague en attendant l’hiver, et les chevaux sauvages.

Extrait de Comptines d’outramour


Des oiseaux et des mères

du 5 avril au 10 juin 2019 – galerie éphémère du 44 rue piétonne, Bolbec (76)

Terre

Le centre social se situe entre l’impasse des Passereaux et la rue des Alouettes.

Non. La rue des Hirondelles et l’impasse des Geais. Montant par la route qui accède au plateau je croise la rue des Martinets et j’emprunte la rue du Champ des Oiseaux.

La rue du Champ des Oiseaux s’arrête au bord d’un bois. Quelques maisons bordent la fin du chemin. Puis s’étalent des champs. Vient le moment où tu descends donc de ton véhicule, prends tes jambes sous le bras et marches avec tes pieds. À défaut de la fuite à tire d’ailes. (…)

Des oiseaux assemblés, accrochés aux statues, adossés, extirpés, exhumés.
Pour le moment seules les mères et les filles sont visibles à l’œil nu…
Je voudrais que mon travail soit utile aux personnes qui ont stoppé quelques heures la course de leur quotidien pour venir confier à une statue quelques recoins intimes, quelques joies, quelques hontes ou quelque ennui pourquoi pas ?
Que les statues ouvrent une porte aux fables… »

Extrait de Marelle